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rocca sparviera

Publié le par jouncas

juste "au dessus" de chez moi......
(clic sur les images !!)





Hameau fantôme aux murailles en lambeaux, Rocca Sparvièra évoque plus une lamaserie du Tibet qu’un village des Alpes-Maritimes. Littéralement "rocher des éperviers", ce site perché à 1 100 m d’altitude surplombe la vallée du Paillon à l’Est, les gorges de la Vésubie à l’Ouest ainsi que l’échancrure abrupte du col Saint-Michel au Sud : c’est dire la maîtrise absolue des voies de passage qu’il permettait dans les temps médiévaux si troublés. Découvrir pas à pas les ruines de ce hameau fortifié, c’est un peu remonter le fil d’une histoire qui reporterait le visiteur plusieurs siècles en arrière, au début du second millénaire.On aura quelque difficulté à imaginer qu’à son apogée, Rocca Sparvièra compta jusqu’à 350 habitants, la communauté étant dotée d’une administration, d’une seigneurie, d’un notaire, d’un curé ...


voici la légende qui se rapporte à ce village


LA NOËL TRAGIQUE DE LA REINE JEANNE

La reine Jeanne reste une des figures les plus admirées et les plus adulées de la Provence où sa légende a fleuri en abondance, bien que douloureusement teintée de l'incarnat du sang versé.
Nombre de châteaux, aux murailles désormais délabrées ou démantelées, dorées par le soleil, comme à Châteaurenard, Ventabren, Salon ou Pertuis, ont appartenu à l'épouse du roi René.
Des palais Renaissance ont été édifiés à son initiative.
D'anciens monuments en ruines, des ponts, des aqueducs, des fontaines, tout ce qui touche l'imaginaire par son aspect antique, romantique ou féerique, porte son nom.
Jusqu'à des escaliers ou des chemins pavés. Mais aussi le magnifique pavillon baptisé de son prénom, qui enlumine les Baux-de-Provence et que le poète du Félibrige, Frédéric Mistral, a pris pour poncif quant au plan de son tombeau ...
La souveraine était à la fois pour ses sujets familière et singulière, mythique mais malheureuse. Ils n'oubliaient pas que leur région avait constitué pour elle une terre de refuge providentielle et paradoxalement un contexte d'immense souffrance.
La légende rapporte en effet qu'à Coaraze, village qui domine le Paillon, et qui abrite les vestiges du château de Rocca-Sparviera - la Roche de l'Épervier - se joua un des épisodes les plus dramatiques de la vie de leur reine. Le castel construit sur une crête surplombait jadis les gorges de la Vésubie.
Un jour, Jeanne fit une entrée mouvementée dans le paisible bourg, retiré des agitations de la civilisation. À la tête d'une troupe toute de tactique, fuyant des forcenés fanatiques, elle arrivait d' Avignon en compagnie de ses enfants. Elle décida aussitôt d'occuper la bâtisse abandonnée, qui passait déjà à cette époque pour maudite.
À ses côtés, s'agitait un personnage patibulaire, aux pieds bizarrement fourchus. Ce moine à la mine minable semblait davantage honorer Bacchus, en buveur bourru et bestial, que le Dieu des chrétiens, ainsi qu'on aurait pu légitimement s'y attendre.
Les jours coulaient tranquillement dans l'imposante tour. Bientôt l'automne déroula sa parure d'or, de cuivre et de pourpre.
Puis vint l'hiver, ses frimas et la noble nuit de la Nativité. La châtelaine, pour se rendre au village afin d'assister à la messe de minuit, quitte la forteresse où ses enfants dorment déjà. Alors qu'elle franchit d'un pas alerte un profond ravin, une voix rauque d'outre-tombe la glace d'effroi, prononçant ces mots d'un poids indéchiffrable:
«La reine, au retour de l'église, trouvera la table mise!» La phrase, à consonance ésotérique, lui paraît énigmatique et menaçante. Blottie dans le chœur du sanctuaire, parmi les paroissiens qui la réconfortent, elle s'enfonce dans les rites, les chants et les louanges des anges proclamant la gloire du Nouveau-Né pour trouver, en cette célébration de réconciliation, une certaine consolation.
Sa réapparition dans le donjon n'est que confirmation de ses soupçons. Elle y découvre Don Pancrazio, le religieux, aviné, attisé, attablé face à un funeste festin, et reconnaît les corps de ses minots reposant sur un lit d'herbes aromatiques, accommodés tels des venaisons.
Une corde coulée autour du cou, un poignard planté en pleine poitrine, ils gisent là, victimes innocentes d'un satanique sacrifice, sourds à jamais aux pleurs et aux plaintes de leur pantelante génitrice, effondrée. (une version de la légende dit qu'on lui donna à manger ses enfants !)
D'abord accablée, affolée, atterrée, elle reste longtemps prostrée près de la cheminée. Puis épouvantée, elle se met soudainement à proférer de prémonitoires imprécations : «Maudit roc, le jour viendra où ne chantera plus en tes flancs un seul coq! »
Et elle partit sans se retourner. ..
Un tremblement de terre détruisit le village !!

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Gb-Photos 12/08/2009 10:51

Toutes les légendes permettent de donner vie à un lieu abandonné. La vue doit y être superbe. @+

Colette 11/08/2009 19:02

Belle légende .... Ce village se confond avec les roches avoisinantes, il n'y a quand agrandissant la photo qu'on le découvre... Bises

amy1805 10/08/2009 09:39

bonjourtrés belle et interessante legende de cette reine jeanne j ai lu qu elle etait morte etouffée entre deux coussins par son héritier

francine 10/08/2009 09:09

bonjour, tout ça est bien intéressant; je te souhaite une bonne journée gros bisous

Liliane 10/08/2009 09:03

Bonjour mon papé. Quelle jolie histoire ! J'ai lu cette légende la bouche grande ouverte... C'est très beau. Tu changes aussi le style de ton blog ? Je crois que là aussi j'aurais le vertige !!! Bisous.